Alexandra Fleurisson - Les ateliers Ephtée

14 March 2017 - 9 h 00 min
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Artisan d’un jour, Alexandra Fleurisson, alias « Mademoiselle Modeuse » dans la blogosphère, a visité les ateliers Ephtée, à Cenon, où Franck Tressens exerce le savoir-faire peu connu de malletier d’art.

« J’ai découvert un métier d’exception ! »

C’est un métier que l’on aurait pu croire disparu. Pourtant, depuis 20 ans, il donne du sens aux journées de Franck Tressens et de son équipe de 3 salariés. Leur savoir-faire ? Malletier d’art. Franck Tressens vit dans plusieurs mondes : le monde d’aujourd’hui et le monde d’hier en fabriquant des objets issus d’un autre temps, le monde du luxe avec ses clients propriétaires de yacht et le monde des particuliers qui viennent lui commander des coffrets à bijoux pour faire plaisir à leurs épouses…

 

Franck Tressens crée des objets d’exception comme ici cette chambre nomade !

Ancien agent immobilier, Franck Tressens avoue avoir toujours été passionné par les boîtes. Il en dessinait sur un coin de bureau lorsqu’il avait un moment. Il s’est lancé, à la fin des années 90, dans sa cave. Pendant des heures il a fabriqué ses premiers prototypes, et puis tout s’est très vite enchaîné. Aujourd’hui, malgré la concurrence des grandes enseignes nationales, il est heureux de la tournure qu’ont pris les événements. Sa petite société se porte bien.

C’est dans son atelier, à Cenon, qu’Alexandra Fleurisson, bordelaise d’adoption, fondatrice du blog lifestyle MademoiselleModeuse.com, a découvert le temps d’une après-midi ce métier de fabricant de malles, de coffrets à vin, de boîtes prestigieuses à cigares ou à souliers. Entre émerveillement et écoute attentive, la jeune bloggeuse a même pu s’essayer à la confection d’un porte-carte dans les règles de l’art. Une visite qu’elle n’est pas prête d’oublier…

Alexandra Fleurisson et Franck Tressens

Alexandra, connaissiez-vous le métier de malletier d’art avant votre visite chez Ephtée ?
A. F. Oui, je connaissais le métier mais je pensais que cette activité se raccrochait à des enseignes de fabricants de sacs, comme Vuitton ou Hermès. Sincèrement, j’ai appris grâce à Artisan d’un jour que c’était aussi un métier à part entière ! C’est un savoir-faire étonnant et précieux.

Comment la visite s’est-elle déroulée pour chacun de vous ?
A. F. Aussi bien sur la forme que sur le fond, la visite s’est très bien passée. ! Franck Tressens et ses deux salariés m’ont bien très bien accueillie et m’ont parlé de leur métier avec passion. J’ai découvert beaucoup de choses et j’ai même eu la chance de réaliser un beau petit porte-carte en cuir grâce à leurs explications.

F.T. : Oui et je dois dire qu’Alexandra était très attentive lors de la fabrication de l’objet, avec un geste sûr. Elle était réfléchie dans son approche, et contente d’avoir réalisé quelque chose avec ses mains. Cela s’est terminé par une petite séance de photo pour son blog et Instagram !

« C’est cela qui est fascinant aussi : pour fabriquer une pièce, il faut des centaines d’heures, avec toujours la volonté de faire quelque chose d’exception. »

Avez-vous échangé sur vos métiers respectifs ?
F. T. : Oui, c’est aussi l’intérêt de ce type de rencontres. Bien sûr, nous n’évoluons pas dans les mêmes univers, et nous ne sommes pas des mêmes générations, mais c’est passionnant de discuter de ces nouvelles pratiques et de la diffusion en temps réel des informations avec les réseaux. Cela peut être intéressant également pour nous d’apparaître dans ces supports-là, à destination de profils plus jeunes et plus féminins.

Comment définiriez-vous le savoir-faire d’Ephtée ?
A. F. : C’est un métier d’exception, de patience et de précision, à la croisée des chemins entre la menuiserie et le travail du cuir, et même d’autres corps de métiers : électricien, peintre, couturier… Il faut également faire preuve d’imagination et de système D. Tout est fabriqué sur mesure ! Chaque boîte est un modèle unique. C’est cela qui est fascinant aussi : pour fabriquer une pièce, il faut des centaines d’heures, avec toujours la volonté de faire quelque chose d’exception. Et certaines pièces sont vraiment étonnantes !

F. T : Oui nous aimons relever des défis ! Par exemple, nous venons de fabriquer une malle-studio. Déplié, le studio fait 8m2 et se compose d’une chambre avec un vrai lit et d’un bureau. La malle est transportable et fonctionnelle. A travers cette réalisation, notre volonté est de marquer les esprits, de montrer notre savoir-faire de concepteur. Après 3 mois de travail, nous en sommes particulièrement fiers !