Françoise Cartron - Grégory Nicollon

12 March 2016 - 10 h 00 min
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Troisième volet d’Artisan d’un jour : la sénatrice Françoise Cartron tient salon chez Grégory Nicollon.

SAMEDI 12 MARS, 10 HEURES, DANS LE SALON DE COIFFURE LE PLUS ROCK’N’ROLL DE GRADIGNAN. Françoise Cartron, sénatrice, réalise son rêve de petite fille : devenir coiffeuse. C’est un peu le hasard du calendrier de l’opération Artisan d’un jour. « En tant que femme, histoire de bousculer les idées reçues, j’aurais aimé découvrir un métier dit masculin », dit-elle. Elle hérite d’un coiffeur rugbyman, restaurateur de vieilles voitures à ses heures perdues. C’est bon pour les clichés ?

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Avant d’être un élève brillant – l’un des meilleurs que le Centre de formation des apprentis (CFA) de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Gironde ait formé – Grégory a connu l’échec scolaire. C’est lors d’un salon des métiers qu’il a eu le déclic. Et a décidé de frapper à la porte du salon de Christian Cantin, dans sa ville, pour un test puis une embauche en tant qu’apprenti.

« Par rapport à son parcours, le rôle du maître d’apprentissage a du sens pour Grégory. De nos échanges, il ressort que celui-ci doit avoir deux qualités : un sens pédagogique, pour transmettre le métier, mais aussi un ‘savoir partager’ sa passion du métier. Honnêtement, ça m’interroge avec lui par rapport aux projets du gouvernement de relancer l’apprentissage. Existe-t-il suffisamment de profils qui ont ces qualités indispensables ? C’est une question importante et je ne suis pas sûr que ce soit le cas. »
_Françoise Cartron

Après un apprentissage réussi, Grégory Nicollon a ouvert son propre salon, en 2008. La déco y est atypique et n’évoque pas spontanément les ors de la République du Palais du Luxembourg. La sénatrice y avance d’ailleurs à pas feutrés. Elle voit bien que le planning est ciselé. Elle ne veut pas créer d’embouteillage mais est ravie qu’un client accepte qu’elle lui fasse un shampoing. « Le patron n’a pas voulu me laisser lui couper les cheveux », rit-elle, compréhensive.

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La sénatrice de la Gironde en a profité pour parler du métier, comme elle le fait avec sa coiffeuse à Artigues. Des diverses problématiques, du poids de ne pouvoir compter que sur soi-même. Et encore de cette question de l’apprentissage. La sénatrice se fait ici l’avocate du patron :

« Il est soumis à une rigidité qu’il ne comprend pas. Il aimerait prendre un deuxième apprenti mais ça lui est refusé. Je vous livre cette interrogation. Et mon sentiment : je le sens capable de former deux apprentis, je l’ai vu. »

« L’ambiance était très agréable, conclut Françoise Cartron. Le client s’est montré compatissant avec moi. Je l’ai invité, avec Grégory, à découvrir le Sénat. Après Artisan d’un jour, on va faire Sénateur d’un jour ».

L'opération Artisan d'un jour initiée par la chambre des métiers m'a permis d'échanger avec Grégory Nicollon artisan…

Posté par Françoise Cartron sur dimanche 13 mars 2016

  • Grégory est propriétaire de son salon depuis 2008
  • Le président Yves Petitjean, look assorti au salon
  • Cette fois, il faut y aller. Premier client
  • L’inquiétude à son apogée
  • Shampoing et rinçage
  • Touche finale, le séchage
  • L’artisan, l’élue et le président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat