Sandrine Doucet - Serviflex

14 March 2016 - 9 h 00 min
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Sandrine Doucet, députée de Gironde, a partagé le quotidien de Laurent Possenti, patron de l’entreprise spécialiste de la maintenance et du dépannage de flexibles hydrauliques. Debriefing.

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Artisan d’un jour : Tout s’est bien passé ?

Sandrine Doucet : « Rien ne s’est passé comme prévu ! Laurent a du intervenir à Mios, nous obligeant à bousculer l’agenda. C’est son crédo de réagir rapidement et de se rendre sur place. Si j’en juge par le nombre d’appels qu’il a reçus pendant la matinée, c’est un bon crédo. »

ADJ : Que pensez-vous de votre binôme après cette expérience ?

S. D. : « J’ai rencontré quelqu’un de réactif, avec une capacité à innover, à toujours réfléchir pour être performant. Il a d’ailleurs été primé pour ça. Et puis Monsieur Possenti est quelqu’un qui s’investit humainement. Il a un goût naturel pour la solidarité qui correspond bien à son activité. Il est d’ailleurs pompier volontaire. »
 
Laurent Possenti : « Tous les collaborateurs de Serviflex sont pompiers volontaires. Pour ma part j’ai apprécié sa simplicité. Madame Doucet s’est montrée très accessible et intéressée. »

ADJ : Qui a réalisé l’intervention de maintenance ?

L. P. : « L’intervention était trop technique et risquée pour une artisane d’un jour. Mais nous avons eu le temps, avant de partir, de produire un flexible. Et nous avons bien profité du trajet pour échanger sur des questions comme l’emploi, le management, l’apprentissage ou encore des questions qui fâchent comme le RSI. »

ADJ : Que ressort-il de vos échanges ?

echange-sandrine-doucet-serviflexL. P. : « Pour l’emploi, je trouve que l’apport de la collectivité n’est pas favorable aux TPE (très petites entreprises). La compétitivité est pensée pour les grands groupes. »
 
S. D. : « Serviflex a besoin de collaborateurs qualifiés. Et c’est vrai qu’il n’est pas dans les clous des aides et accompagnements. Nos échanges m’ont aussi amené une réflexion nouvelle. On réfléchit beaucoup à l’emploi mais sans doute pas assez à la notion de travail : les horaires, le rapport avec la vie de famille. »
 
L. P. : « Avec des questions de bien-être au travail, de management de proximité. »

ADJ : Vous avez aussi parlé de l’apprentissage ?

L. P. : « Même si je suis un jeune chef d’entreprise de 35 ans, je suis ultra favorable à l’apprentissage. A condition toutefois que l’entreprise n’y perde pas. Il faudrait que les règles soient plus souples pour nous permettre de réagir si l’apprentissage n’est pas satisfaisant pour une raison X ou Y. »

ADJ : Vous avez parlé de questions qui fâchent. Vos discussions vous ont-elles permis d’avancer ?

L. P. : « Il y a de vives critiques sur le RSI. Pour ma part je suis nuancé mais la critique peut être constructive. Moi, ça ne me gêne pas de payer des cotisations. Mais la couverture sociale est quand même très mauvaise pour quelqu’un comme moi. A ce sujet, l’échange avec Madame Doucet a enrichi mon point de vue. »
 
S. D. : « Je pense qu’il y a des lacunes dans la formation des entrepreneurs à la relation avec les organismes comme le RSI. Quoi qu’il en soit, je pense que ces échanges doivent se poursuivre. Je trouverais intéressant que les protagonistes d’Artisan d’un jour soient réunis autour d’une table. »
 
 

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  • Laurent Possenti (à droite) et son équipe. Tous sont par ailleurs pompiers volontaires